CISM 89,3 FM
Département des musiques jazz et actuelles
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Ajouts discothèque - Semaine du 2 décembre 2008
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The Peggy Lee Band - New Code (Drip Audio)
Jazz-pour-aventuriers
Fak un ami à moi décide d'aller voir les Beastie Boys cet été et pour fêter ça, il s'habille en complet, chemise orange et tout, puis achète de la E à une de ses connaissances. Il drop, s'achète une bière et chill au bar du centre Bell, admirant la crowd, laissant le sentiment de joie l'emporter. Chromeo embarque sur le stage et tout d'un coup, il sent que quelque chose ne va pas. Son cœur bat trop vite, il sue des cordes et est complètement désorienté. Il décide alors de se rendre aux toilettes, histoire de se reprendre en main, pour réalisé qu'il est blanc comme un drap et que ses lèvres son aussi mauve que grosse douceur. C'est le bad trip. Craignant le pire, il s'échappe du centre Bell en taxi et se fait déposé à l'hôpital le plus prêt. Une fois rentré, il perd connaissance et se réveille quelques minutes plus tard dans une civière, un docteur l'injectant d'un puissant calmant. Il se fait expliquer qu'il vient de faire une overdose et qu'il se réveillera le lendemain matin, la tête en compote, mais en vie. Paf, dans les vapes. 45 minutes plus tard, l'ami se réveil dans sa chambre d'hôpital sans la moindre idée de savoir ce qu'il fait là. Il décide alors de se lever, de remettre son habit, de se sauver, puis de prendre un taxi vers la seule place en ville où il peut se sentir confortable : au centre Bell. Il réussi à se faufiler dans la foule, flashant à la sécurité ses deux bracelets (celui du parterre et celui de l'hôpital) pour nager dans les douces vibes de son trio préféré. Cet album est le soundtrack parfait pour le film de son aventure. Avec un cover de Bob Dylan et une track duo violoncelle/trompette, qu'est-ce qu'on peut demander de plus?
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John Geggie, Marilyn Crispell, Nick Fraser - Geggie Project (Ambiances Jazz / Ambiances Magnétiques)
Jazz-Wide-Shut
Si 12" dans l'jazz décidait d'élargir ses influences sur la scène montréalaise, le premier but atteindre sur la longue liste de priorité, serait d'ouvrir un after-hours, en plein centre-ville, où il n'y aurait que de la musique comme ça qui jouerait, les drinks seraient vendu dans des coquilles d'œufs de différentes espèces en voie de disparition et le dress-code serait si exclusif qu'il serait calculé au poids à l'entré par nos jolies bouncerettes. Oui, ça sonne comme du Jodorowsky, pis on aime ça de même.
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Antoine Berthiaume, Elliot Sharp - BASE (Ambiances Magnétiques)
Du-Jazz-Pour-Satan
Ça sonne comme si quelqu'un avait enregistré un gros accident de voiture et le faisait jouer en slow-motion. J'ai le même sentiment qu'à 5 ans quand j'ai regardé pour la première fois Face à la mort. N'importe quel disque qui me fait pleurer de peur est un classique instantané!
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Éric St-Laurent - Dimensions d'Istanbul (Indépendant)
Turquapalooza!
Est-ce que je suis le seul qui a de sérieux doutes avant de mettre un album qui se dit « inspiré d'une autre culture »? Tsé, quand on voyage, on est souvent dans un état d'esprit beaucoup plus réceptif qu'à la normale. On se promène sur la plage en paréo, avec des sandales à clous pis un gros tatou temporaire tribal sur la poitrine, juste assez saoul pour laisser notre peau brûler au soleil. Ces choses ne se transpose généralement pas bien sur la St-Laurent (hehehe). Un peu comme les beatles avec Ravi Shankar, M. St-Laurent s'est imprégné des rythmes et de l'instrumentation turc afin de nous concocter un album tout plein de saveurs. Checkez bin la dernière toune, c'est comme MMW, mais bin stoned.
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Brenan Brothers - The Throw Down (Death Defying Records)
Modal-Kombat
Quand je pense à l'Alberta, je pense bien sûr à l'ère post-nucléaire, au post-modernisme politique, aux valeurs post-intellectuelles, mais au post-bop? Jamais! C'est pour dire qu'on peut se tromper des fois et qu'il est important de se laver les yeux de nos préjugés comme les wipers de ma voiture enlèvent les insectes de sur mon wind-shield, ou les 20$ de sur ceux des albertains! hahahaAHAHahaha.. Non, sérieux là. C'est pas parce que y'a genre 1000 personnes là-bas,que le créationnisme est enseigné dans les écoles et que la musique est bannie par les chefs religieux qu'il peut pas y avoir de scène jazz! Checkez juste ces deux jumeaux identiques (vénérez comme des dieux païens là-bas). Ils déconstruisent les bases du système une note à la fois et s'établissent comme figures de proue de la scène émergente.
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Jim McAuley - The Ultimate Frog (Drip Audio)
Jazz-pour-l'amour-après-la-mort
Le mot « impro » peut faire peur à bin du monde. Je comprend, les noise bands se sont approprié le mot comme synonyme de « mur de son » pour agrémenter nos partys de loft. Mais, ça n'a pas besoin de toujours être des coups de poings dans la face. Ici, McAuley improvise en duo avec des noms comme Nels Cline et Leroy Jenkins (violoniste téméraire) pour nous offrir un double album de pièces réflexives, mordantes et personnelles. 6 ans se sont écoulés entre la première session et la dernière. 6 ans de recherche et d'expérimentation, comme quoi « le bon est l'ennemi du parfait ». Un des meilleurs albums pour clore une année de folie et de surmenage. Merci à M.McAuley de laver son linge salle en public et de l'étendre pour que tous et chacun puisse l'admiré. Bon, on retourne au party de loft?
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